Je reviens à l’endroit où je disais que nous pouvons dompter et conduire notre imagination, comme on dompte un torrent ou un cheval sauvage. Il suffit pour cela, d’abord de savoir que cela est possible (ce que presque tout le monde ignore), et ensuite d’en connaître le moyen. Eh bien! ce moyen est fort simple; c’est celui que, sans le vouloir, sans le savoir, d’une façon absolument inconsciente de notre part, nous employons chaque jour depuis que nous sommes au monde, mais que, malheureusement pour nous, nous employons souvent mal et pour notre plus grand dam. Ce moyen c’est l’autosuggestion.
Tandis que, habituellement, on s’autosuggère inconsciemment, il suffit de s’autosuggérer consciemment et le procédé consiste en ceci : d’abord, bien peser avec sa raison les choses qui doivent faire l’objet de l’autosuggestion et, selon que celle-ci répond oui ou non, se répéter plusieurs fois, sans penser à autre chose : « Ceci vient ou ceci se passe; ceci sera ou ne sera pas, etc. etc., » et si l’inconscient accepte cette suggestion, s’il s’autosuggère, on voit la ou les choses se réaliser de point en point.
Ainsi entendue, l’autosuggestion n’est autre chose que l’hypnotisme tel que je le comprends et que je définis par ces simples mots : Influence de l’imagination sur l’être moral et l’être physique de l’homme.
Or, cette action est indéniable et, sans revenir aux exemples précédents, j’en citerai quelques autres.
Si vous vous persuadez à vous-même que vous pouvez faire une chose quelconque, pourvu qu’elle soit possible, vous la ferez, si difficile qu’elle puisse être. Si, au contraire, vous vous imaginez ne pas pouvoir faire la chose la plus simple du monde, il vous est impossible de la faire et les taupinières deviennent pour vous des montagnes infranchissables.
Tel est le cas des neurasthéniques qui, se croyant incapable du moindre effort, se trouvent souvent dans l’impossibilité de faire seulement quelques pas sans ressentir une extrême fatigue. Et ces mêmes neurasthéniques, quand ils font des efforts pour sortir de leur tristesse, s’y enfoncent de plus en plus, semblables au malheureux qui s’enlise et qui s’enfonce d’autant plus vite qu’il fait plus d’efforts pour se sauver.
De même il suffit de penser qu’une douleur s’en va pour sentir en effet cette douleur disparaître peu à peu, et, inversement, il suffit de penser que l’on souffre pour que l’on sente immédiatement venir la souffrance.
Je connais certaines personnes qui prédisent à l’avance qu’elles auront la migraine tel jour, dans telles circonstances, et, en effet, au jour dit, dans les circonstances données elles la ressentent. Elles se sont elles-mêmes donné leur mal, de même que d’autres se guérissent leur par autosuggestion consciente.
Je sais que, généralement, on passe pour fou aux yeux du monde, quand on ose émettre des idées qu’il n’est pas habitué à entendre. Eh bien ! au risque de passer pour fou, je dirai que, si nombre de personnes sont malades moralement et physiquement, c’est qu’elles s’imaginent être malades, soit au moral, soit au physique; si certaines personnes sont paralytiques, sans qu’il y ait aucune lésion chez elles, c’est qu’elles s’imaginent être paralysées, et c’est parmi ces personnes que se produisent les guérisons les plus extraordinaires.
Si certains sont heureux ou malheureux, c’est qu’ils s’imaginent être heureux ou malheureux, car deux personnes, placées exactement dans les mêmes conditions, peuvent se trouver, l’une parfaitement heureuse, l’autre absolument malheureuse.
La neurasthénie, le bégaiement, les phobies, la kleptomanie, certaines paralysies, etc., ne sont autre chose que le résultat de l’action de l’inconscient sur l’être physique ou moral.
Mais si notre inconscient est la source de beaucoup de nos maux, il peut aussi amener la guérison de nos affections morales et physiques. Il peut, non seulement réparer le mal qu’il a fait, mais encore guérir des maladies réelles, si grande est son action sur notre organisme.
Isolez-vous dans une chambre, asseyez-vous dans un fauteuil, fermez les yeux pour éviter toute distraction, et pensez uniquement pendant quelques instants: « Telle chose est en train de disparaître », « telle chose est en train de venir. »
Si vous vous êtes fait réellement de l’autosuggestion, c’est-à-dire si votre inconscient a fait sienne l’idée que vous lui avez offerte, vous êtes tout étonné de voir se produire la chose que vous avez pensée. (Il est à noter que le propre des idées autosuggérées est d’exister en nous à notre insu et que nous ne pouvons savoir qu’elles y existent que par les effets qu’elles produisent.) Mais surtout, et cette recommandation est essentielle, que la volonté n’intervienne pas dans la pratique de l’autosuggestion; car, si elle n’est pas d’accord avec l’imagination, si l’on pense : « Je veux que telle ou telle chose se produise, » et que l’imagination dise : « Tu le veux, mais cela ne sera pas, » non seulement on n’obtient pas ce que l’on veut, mais encore on obtient exactement le contraire.
Cette observation est capitale, et elle explique pourquoi les résultats sont si peu satisfaisants quand, dans le traitement des affections morales, on s’efforce de faire la rééducation de la volonté. C’est à l’éducation de l’imagination qu’il faut s’attacher, et c’est grâce à cette nuance que ma méthode a souvent réussi là où d’autres, et non des moindres, avaient échoué.
Des nombreuses expériences que je fais journellement depuis vingt ans et que j’ai observées avec un soin minutieux, j’ai pu tirer les conclusions qui suivent et que j’ai résumées sous forme de lois :
1° Quand la volonté et l’imagination sont en lutte, c’est toujours l’imagination qui l’emporte, sans aucune exception;
2° Dans le conflit entre la volonté et l’imagination, la force de l’imagination est en raison directe du carré de la volonté;
3° Quand la volonté et l’imagination sont d’accord, l’une ne s’ajoute pas à l’autre, mais l’une se multiplie par l’autre;
4° L’imagination peut être conduite.
(Les expressions « en raison directe du carré de la volonté » et « se multiplie » ne sont pas rigoureusement exactes. C’est simplement une image destinée à faire comprendre ma pensée.)
D’après ce qui vient d’être dit, il semblerait que personne ne dût jamais être malade. Cela est vrai. Toute maladie, presque sans exception, peut céder à l’autosuggestion, si hardie et si invraisemblable que puisse paraître mon affirmation; je ne dis pas cède toujours, mais peut céder, ce qui est différent.
Mais pour amener les gens à pratiquer l’autosuggestion consciente, il faut leur enseigner comment faire, de même qu’on leur apprend à lire ou à écrire, qu’on leur enseigne la musique, etc.
L’autosuggestion est, comme je l’ai dit plus haut, un instrument que nous portons en nous en naissant, et avec lequel nous jouons inconsciemment toute notre vie, comme un bébé joue avec son hochet. Mais c’est un instrument dangereux; il peut vous blesser, vous tuer même, si vous le maniez imprudemment et inconsciemment. Il vous sauve, au contraire, quand vous savez l’employer d’une façon consciente. On peut dire de lui ce qu’Ésope disait de la langue : « C’est meilleure, et en même temps la plus mauvaise chose du monde. »
Je vais vous expliquer maintenant comment on peut faire que tout le monde ressente l’action bienfaisante de l’autosuggestion appliquée d’une façon consciente.
En disant « tout le monde », j’exagère un peu, car il y a deux classes de personnes chez lesquelles il est difficile de provoquer l’autosuggestion consciente :
1° Les arriérés, qui ne sont pas capables de comprendre ce que vous leur dites;
2° Les gens qui ne consentent pas à comprendre.
D’après ce qui précède, nous pouvons assimiler l’imagination à un torrent qui entraîne fatalement le malheureux qui s’y est laissé tomber, malgré sa volonté de gagner la rive. Ce torrent semble indomptable; cependant si vous savez vous y prendre, le vous le détournerez de son cours, vous le conduirez à l’usine, et là vous transformerez sa force en mouvement, en chaleur, en électricité.
Si cette comparaison ne vous semble pas suffisante, nous assimilerons l’imagination (la folle du logis, comme on s’est plu à l’appeler) à un cheval sauvage qui n’a ni guides, ni rênes. Que peut faire le cavalier qui le monte, sinon se laisser aller où il plaît au cheval de le conduire ? Et, souvent alors, si ce dernier s’emporte, c’est dans le fossé que s’arrête sa course. Que le cavalier vienne à mettre des rênes à ce cheval, et les rôles sont changés. Ce n’est plus lui qui va où il veut, c’est le cavalier qui fait suivre au cheval la route qu’il désire.
Maintenant que nous nous sommes rendu compte de la force énorme de l’être inconscient ou imaginatif, je vais montrer que cet être, considéré comme indomptable, peut être aussi facilement dompté qu’un torrent ou un cheval sauvage.
Mais avant d’aller plus loin, il est nécessaire de définir soigneusement deux mots que l’on emploie souvent, sans qu’ils soient toujours bien compris. Ce sont les mots suggestion et autosuggestion.
Qu’est-ce donc que la suggestion ? On peut la définir « l’action d’imposer une idée au cerveau d’une personne ». Cette action existe- t-elle réellement ? À proprement parler, non. La suggestion n’existe pas en effet par elle-même; elle n’existe et ne peut exister qu’à la condition sine qua non de se transformer chez le sujet en autosuggestion. Et ce mot, nous définirons « l’implantation d’une idée en soi-même par soi-même ». Vous pouvez suggérer quelque chose à quelqu’un; si l’inconscient de ce dernier n’a pas accepté cette suggestion, s’il ne l’a pas digérée, pour ainsi dire, afin de la transformer en autosuggestion, elle ne produit aucun effet.
Il m’est arrivé quelquefois de suggérer une chose plus ou moins banale à des sujets très obéissants d’ordinaire, et de voir ma suggestion échouer. La raison en est que l’inconscient de ces sujets s’était refusé à l’accepter et ne l’avait pas transformée en autosuggestion.
Si nous ouvrons un dictionnaire et que nous cherchions le sens du mot volonté, nous trouverons cette définition : « Faculté de se déterminer librement à certains actes ». Nous accepterons cette définition comme vraie, inattaquable. Or, rien n’est plus faux, et cette volonté, que nous revendiquons si fièrement, cède toujours le pas à l’imagination. C’est une règle absolue, qui ne souffre aucune exception.
Blasphème! paradoxe! vous écrierez-vous. Nullement. Vérité, pure vérité, vous répondrai-je.
Et pour vous en convaincre, ouvrez les yeux, regardez autour de vous, et sachez comprendre ce que vous voyez. Vous vous rendrez compte alors que ce que je vous dis n’est pas une théorie en l’air, enfantée par un cerveau malade, mais la simple expression de ce qui est.
Supposons que nous placions sur le sol une planche de 10 mètres de long sur 0 m. 25 de large, il est évident que tout le monde sera capable d’aller d’un bout à l’autre de cette planche sans mettre le pied à côté. Changeons les conditions de l’expérience et supposons cette planche placée à la hauteur des tours d’une cathédrale, quelle est donc la personne qui sera capable de s’avancer, seulement d’un mètre, sur cet étroit chemin ? Est-ce vous qui m’écoutez ? Non, sans doute. Vous n’auriez pas fait deux pas que vous vous mettriez à trembler et que, malgré tous vos efforts de volonté, vous tomberiez infailliblement sur le sol.
Pourquoi donc ne tomberez-vous pas si la planche est à terre et pourquoi tomberez-vous si elle est élevée ? Tout simplement parce que, dans le premier cas, vous vous imaginez qu’il vous est facile d’aller jusqu’au bout de cette planche, tandis que, dans le second, vous vous imaginez que vous ne le pouvez pas.
Remarquez que vous avez beau vouloir avancer : si vous vous imaginez que vous ne le pouvez pas, vous êtes dans l’impossibilité absolue de le faire.
Si des couvreurs, des charpentiers, sont capables d’accomplir cette action, c’est qu’ils s’imaginent qu’ils le peuvent.
Le vertige n’a pas d’autre cause que l’image que nous nous faisons que nous allons tomber; cette image se transforme immédiatement en acte, malgré tous nos efforts de volonté, d’autant plus vite même que ces efforts sont plus violents.
Considérons une personne atteinte d’insomnie. Si elle ne fait pas d’efforts pour dormir, elle restera tranquille dans son lit. Si, au contraire, elle veut dormir, plus elle fait d’efforts, plus elle est agitée.
N’avez-vous pas remarqué que plus vous voulez trouver le nom d’une personne que vous croyez avoir oublié, plus il vous fuit, jusqu’au moment où substituant dans votre esprit l’idée « ça va revenir » à l’idée « j’ai oublié » le nom vous revient tout seul, sans le moindre effort ?
Que ceux qui font de la bicyclette se rappellent leurs débuts. Ils étaient sur la route, se cramponnant à leur guidon, dans la crainte de tomber. Tout à coup, apercevant au milieu du chemin un simple petit caillou ou un cheval, ils cherchaient à éviter l’obstacle, plus droit ils se dirigeaient sur lui.
À qui n’est-il pas arrivé d’avoir le fou rire, c’est-à-dire un rire qui éclatait d’autant plus violemment que l’on faisait plus d’efforts pour le retenir ?
Quel était l’état d’esprit de chacun dans ces différentes circonstances ? Je veux ne pas tomber, mais je ne peux pas m’en empêcher; je veux dormir, mais je ne peux pas; je veux trouver le nom de Madame Chose, mais je ne peux pas; je veux éviter l’obstacle, mais je ne peux pas; je veux contenir mon rire, mais je ne peux pas.
Comme on le voit, dans chacun de ces conflits, c’est toujours l’imagination qui l’emporte sur la volonté, sans aucune exception.
Dans le même ordre d’idées, ne voyons-nous pas qu’un chef qui se précipite en avant, à la tête de ses troupes, les entraîne toujours après lui, tandis que le cri : « Sauve qui peut ! » détermine presque fatalement une déroute ? Pourquoi ? C’est que, dans le premier cas, les hommes s’imaginent qu’ils doivent marcher en avant et que, dans le second, ils s’imaginent qu’ils sont vaincus et qu’il leur faut fuir pour échapper à la mort.
Panurge n’ignorait pas la contagion de l’exemple, c’est-à-dire l’action de l’imagination, quand, pour se venger d’un marchand avec lequel il naviguait, il lui achetait son plus gros mouton et le jetait à la mer, certain d’avance que le troupeau suivrait tout entier, ce qui eut lieu, du reste.
Nous autres, hommes, nous ressemblons plus ou moins à la gent moutonnière et, contre notre gré, nous suivons irrésistiblement l’exemple d’autrui, nous imaginant que nous ne pouvons faire autrement.
Je pourrais citer encore mille autres exemples, mais je craindrais que cette énumération ne devînt fastidieuse. Je ne puis cependant passer sous silence ce fait qui montre la puissance énorme de l’imagination, autrement dit, de l’inconscient dans sa lutte contre la volonté.
Il y a des ivrognes qui voudraient bien ne plus boire, mais qui ne peuvent s’empêcher de le faire. Interrogez- les, ils vous répondront, en toute sincérité, qu’ils voudraient être sobres, que la boisson les dégoûte, mais qu’ils sont irrésistiblement poussés à boire, malgré leur volonté, malgré le mal qu’ils savent que cela leur fera…
De même, certains criminels commettent des crimes malgré eux, et quand on leur demande pourquoi ils ont agi ainsi, ils répondent : « Je n’ai pas pu m’en empêcher, cela me poussait, c’était plus fort que moi. »
Et l’ivrogne et le criminel disent vrai; ils sont forcés de faire ce qu’ils font, par la seule raison qu’ils s’imaginent ne pas pouvoir s’en empêcher.
Ainsi donc, nous qui sommes si fiers de notre volonté, nous qui croyons faire librement ce que nous faisons, nous ne sommes en réalité que pauvres fantoches dont notre imagination tient tous les fils. Nous se cessons d’être ces fantoches que lorsque nous avons appris à la conduire.
Pour bien comprendre les phénomènes de la suggestion, ou pour parler plus justement, de l’autosuggestion, il est nécessaire de savoir qu’il existe en nous deux individus absolument distincts l’un de l’autre. Tous deux sont intelligents; mais, tandis que l’un est conscient, l’autre est inconscient. C’est la raison pour laquelle son existence passe généralement inaperçue.
Et cependant cette existence est facile à constater, pour peu qu’on se donne la peine d’examiner certains phénomènes et qu’on veuille bien y réfléchir quelques instants. En voici des exemples :
Tout le monde connaît le somnambulisme, tout le monde sait qu’un somnambule se lève la nuit, sans être éveillé, qu’il sort de sa chambre après s’être habillé ou non, qu’il descend des escaliers, traverse des corridors et que, après avoir exécuté certains actes ou accompli certain travail, il revient à sa chambre, se recouche, et montre le lendemain le plus grand étonnement en trouvant terminé un travail qu’il avait laissé inachevé la veille.
Cependant c’est lui qui l’a fait, bien qu’il n’en sache rien. À quelle force son corps a-t-il obéi, si ce n’est à une force inconsciente, à son être inconscient ?
Considérons maintenant, si vous le voulez bien, le cas trop fréquent, hélas ! d’un alcoolique atteint de delirium tremens. Comme pris d’un accès de démence, il s’empare d’une arme quelconque, couteau, marteau, hachette, et frappe, frappe furieusement ceux qui ont le malheur d’être dans son voisinage. Quand, l’accès terminé, l’homme recouvre ses sens, il contemple avec horreur la scène de carnage qui s’offre à sa vue, ignorant que c’est lui-même qui en est l’auteur. Ici encore, n’est-ce pas l’inconscient qui a conduit ce malheureux ?
Si nous comparons l’être conscient à l’être inconscient, nous constatons que, tandis que le conscient est doué souvent d’une mémoire très infidèle, l’inconscient, au contraire, est pourvu d’une mémoire merveilleuse, impeccable, qui enregistre, à notre insu, les moindres événements, les moindres faits de notre existence. De plus, il est crédule et accepte, sans raisonner, ce qu’on lui dit. Et, comme c’est lui qui préside au fonctionnement de tous nos organes par l’intermédiaire du cerveau, il se produit ce fait, qui vous semble plutôt paradoxal, que s’il croit que tel ou tel organe fonctionne bien ou mal, que nous ressentons telle ou telle impression, cet organe, en effet, fonctionne bien ou mal, ou bien nous ressentons telle ou telle impression.
Non seulement l’inconscient préside aux fonctions de notre organisme, mais il préside aussi à l’accomplissement de toutes nos actions, quelles qu’elles soient.
C’est lui que nous appelons imagination et qui, contrairement à ce qui est admis, nous fait toujours agir, même et surtout contre notre volonté, lorsqu’il y a antagonisme entre ces deux forces.
La suggestion ou plutôt l’autosuggestion est un sujet tout à fait nouveau, en même temps qu’il est aussi vieux que le monde.
Il est nouveau en ce sens que, jusqu’à présent, il a été mal étudié et, par conséquent, mal connu; il est ancien parce qu’il date de l’apparition de l’homme sur la terre. En effet, l’autosuggestion est un instrument que nous possédons en naissant et cet instrument, ou mieux cette force, est doué d’une puissance inouïe, incalculable, qui, suivant les circonstances, produit les meilleurs ou les plus mauvais effets. La connaissance de cette force est utile à chacun de nous, mais elle est plus particulièrement indispensable aux médecins, aux magistrats, aux avocats, aux éducateurs de la jeunesse.
Lorsqu’on sait la mettre en pratique d’une façon consciente, on évite d’abord de provoquer chez les autres des autosuggestions mauvaises dont les conséquences peuvent être désastreuses, et ensuite l’on en provoque consciemment de bonnes qui ramènent la santé physique chez les malades, la santé morale chez les névrosés, les dévoyés, victimes inconscientes d’autosuggestions antérieures, et aiguillent dans la bonne voie des esprits qui avaient tendance à s’engager dans la mauvaise.
La pensée positive, l’affirmation et…
Lorsque vous vous penchez sur le terme « affirmation », il sous-entend très souvent la « pensée positive ». Ceci s’explique très facilement lorsque vous essayez de comprendre son concept.
L’affirmation est l’utilisation d’un message puissant, destiné à soi, afin de générer une attitude mentale positive en vue de vous habiliter à réaliser quelque chose qui vous semble hors de portée.
Cette affirmation doit être faite d’une certaine manière.
Le premier point important est que votre affirmation doit toujours être au présent, cela lui permet d’être pertinent et d’avoir un réel impact. Ensuite, faire une affirmation sur le passé, n’aurait évidemment aucune incidence, quant au futur, il ne permettrait que de la reporter.
Le second point est que votre affirmation doit être positive, si elle était négative nous parlerions de négation et pas d’affirmation.
Le troisième point est qu’elle doit être précise de sorte qu’elle ne puisse s’adresser qu’à vous seul.
Ce concept peut être relié à un ouvrage écrit par Rhonda Byrne et qui s’appelle « The Secret ». Tous ceux qui ont vu ce film en 2006 s’en souviennent et appliquent certainement de nombreuses choses dites dans ce film.
Ceci nous rapproche également de la «Loi de l’Attraction» et de nombreux ouvrages tels que « Pensez et devenez riches »…
Tout le monde doit traiter des situations difficiles et des défis de temps à autre. Ces situations ont plutôt tendance à nous pousser à renoncer, or certaines personnes rebondissent plus facilement sur ces événements.
En utilisant les affirmations positives, vous chassez les pensées négatives de votre esprit et vous créez ainsi un environnement plus propice à surmonter les difficultés.
Lorsque ces problèmes vous semblent insurmontables, dites-vous que vous pouvez les surmonter. Ne pensez à vos problèmes qu’en termes de solutions possibles et ensuite agissez sur eux. Il y a tellement peu de problèmes qui ne trouvent pas de solutions.
Dès que vous sentez le négatif s’installer, arrêtez et reprenez votre affirmation. Visualisez-la, ressentez cet état d’esprit et ce sentiment de bien-être, nourrissez-vous de ces émotions et gardez-les à portée de vue. Si un objectif vous semble hors de portée, fixez un point intermédiaire plus facile à atteindre.
Habituez-vous à atteindre des objectifs en utilisant la pensée positive, les affirmations et la visualisation. Soyez positifs en permanence, pensez toujours en termes de solutions, répandez votre positif et votre enthousiasme.
Je vous garantis que dans quelque temps plus rien ne vous résistera et que vous deviendrez la personne que vous avez toujours rêvé d’être.
Et si vous pouviez pratiquer la magie dans votre vie en y ajoutant tout simplement des affirmations positives liées à tout ce que vous voulez ?
Certains pensent qu’il ne s’agit que de vœux, mais les scientifiques nous disent maintenant que ça fonctionne et que cela peut nous aider dans nos performances à atteindre nos buts. Vous avez probablement déjà entendu dire que c’est ce que nous pensons tous les jours qui créé notre réalité et que nous sommes ce que nous pensons être.
Alors, pourquoi ne pensons-nous pas des choses spécifiques qui nous aideraient à avancer, à être meilleurs ou à atteindre nos objectifs les plus fous ?
Si nous laissons aller notre esprit sans le contrôler, il nous enverra toutes sortes de pensées. Elles pourront nous faire douter, nous faire croire que nous ne sommes pas capables de telle ou telle chose et de temps en temps, notre esprit nous dira : « tu peux le faire, tu peux y arriver ! »
Alors, pourquoi ne pas le mettre à profit. Empêchez-le de vous transmettre ses pensées négatives, chassez les doutes qu’il vous envoie et remplacez-les immédiatement par une pensée positive. Vous savez que votre esprit peut être positif, habituez-le à ne plus penser autrement.
Bien entendu, vos pensées conscientes devront-elles aussi n’être plus que positives. N’oubliez jamais que nous sommes ce que nous pensons. Pensez mieux dans votre conscience et votre inconscience suivra.
Il y a de nombreuses personnes qui utilisent les affirmations quotidiennes pour créer ce qu’ils veulent dans leur vie. Il existe plusieurs façons d’utiliser vos affirmations quotidiennes, par exemple:
* Commencez la journée par une affirmation positive.
* Répétez votre affirmation tout au long de la journée.
* Utilisez votre affirmation comme un mantra de méditation.
* Mettre l’accent sur votre affirmation lorsque vous vous préparez à dormir.
En plus de créer vos propres affirmations, vous pouvez vous abonner à des sites dédiés aux citations et ainsi recevoir chaque jour une nouvelle citation à méditer. Il existe même certains logiciels qui vous permettront de transformer votre ordinateur en une véritable machine à affirmations.
Mais, vous seuls savez vraiment à quoi vous aspirez. Créer ses propres affirmations n’est pas compliqué, il suffit que vous éprouviez quelque chose de puissant à chaque fois que vous la répèterez.
Expérimentez et voyez ce qui fonctionne pour vous et créez-vous une vie merveilleuse, enthousiasmante et riche en émotion.
La visualisation est l’art d’utiliser l’imagination pour influencer notre Être et notre existence de plusieurs manières.
La visualisation peut nous aider à :
- L’auto guérison
- Modifier nos habitudes
- Nous développer personnellement
- Influencer les circonstances
- Améliorer notre position sociale
- Gagner plus d’argent
- Attire l’âme sœur
Les « affirmations » sont essentielles au succès de la visualisation.
Ces affirmations sont des phrases positives, vraies ou objectives. Par exemple : « je suis beau et je ne suis pas stressé ». Cette déclaration va générer un concentré émotionnel et va s’implanter dans la réalité au fur et à mesure qu’on la répète.
L’autre point essentiel à la visualisation est la « relaxation ».
Ce processus ne fonctionne bien que lorsqu’on est calme, dégagé de toute pression et de toute tension.
Le processus de visualisation.
Comprenez vos objectifs pour mieux les atteindre.
Visualisez tout d’abord votre objectif. Il est évident que cela doit être la finalité de ce que vous voulez et non pas de ce que vous ne voulez pas, car vous risqueriez de perdre beaucoup de temps dans cet exercice.
Vérifiez que la réalisation de cet objectif ne nuit à personne d’autre et commencez à chasser les doutes et les informations négatives que vous envoie votre esprit. Assurez-vous d’être au calme et de ne pas risquer d’être dérangé dans le prochain quart d’heure.
Détendez-vous, votre corps tout entier doit être détendu. Voyez-vous vous-même tout à fait détendu, puis inspirez et expirez profondément pour vous aider dans le processus de relaxation.
Visualisez maintenant votre objectif et la situation que vous souhaitez qu’il vous apporte. Visualisez tous les détails. Sentez, touchez, entendez, utilisez tous vos sens pour vous imprégner de cette situation. Ressentez aussi vos émotions, toutes vos émotions, immergez-vous complètement dans votre scénario afin d’insuffler toute cette énergie au processus de visualisation.
Faites cela au moins deux fois par jour à raison de séances d’une dizaine de minutes.
Pratiquez cette visualisation tous les jours, et ce, jusqu’à ce que vous ayez atteint cet objectif.
N’oubliez pas de garder une attitude positive. Prenez l’habitude de chasser le négatif dès qu’il pointe son nez, remplacez-le immédiatement par une pensée positive. Éprouvez un maximum de sentiments positifs tout au long de votre journée.
Repensez aussi à ces émotions ressenties lors de vos séances de visualisation, elles pourront à elles seules vous aider dans tous vos efforts et elles rappelleront à vous et à votre subconscient cette image de bien-être permettant ainsi de réduire d’autant le chemin à parcourir.
Les pouvoirs de la positive attitude
Je vais vous demander de faire quelque chose d’un peu étrange. Écoutez en ce moment même les pensées qui traversent votre esprit. Pouvez-vous les qualifier de pensées positives ou négatives ?
Maintenant, disons que vous descendez dans la rue avec ces mêmes pensées. Pensez-vous que les gens que vous croisez peuvent savoir ce qui se passe dans votre tête ?
La réponse à la première question vous est propre et dépend entièrement de vous. Mais la réponse à la deuxième question est assez générique. Bien que les gens ne puissent pas dire avec exactitude quelles sont vos pensées, ils auront plus ou moins une idée de ce que vous ressentez.
Voici encore une question. Lorsque vous rejoignez des amis à une soirée, vont-ils vous accueillir en silence comme si quelque chose de terrible venait d’arriver ? Ou seront-ils tous requinqués comme s’ils attendaient que quelque chose d’excitant se produise ?
Vous savez quoi ? La réponse ne dépend que de votre état d’esprit.
Les pensées sont très puissantes. Elles affectent votre attitude générale qui, elle-même, se reflète sur votre apparence physique (à moins que vous ne soyez un très bon acteur).
Le type d’attitude que vous produisez dépend de vous. Elle peut être positive ou négative.
Les pensées positives ont un effet de remplissage. Elles sont vivifiantes. Aussi, l’entourage d’une personne ayant des pensées positives est énergisé par ce type d’attitude.
À l’inverse, les pensées négatives ont un effet désastreux sur les autres. En plus de vous rendre sombre et triste, les pensées négatives peuvent transformer une fête en une veillée funèbre.
Une attitude positive attire les gens tandis qu’une attitude négative les repousse. Les gens ont pour habitude de fuir ceux qui ont une attitude négative.
Nous pouvons aussi définir l’attitude comme la façon de voir le monde. Si vous décidez de vous concentrer sur les aspects négatifs de toutes choses, alors petit à petit, vous allez créer une attitude négative. Si vous ne voyez que le côté positif de la vie alors, vous aurez une attitude plutôt positive.
Vous avez beaucoup à gagner à avoir une attitude positive. Des études ont montré qu’une attitude positive favorise une meilleure santé. Aussi, ceux qui ont ce genre d’attitude ont plus d’amis. Une attitude positive aide également à mieux gérer le stress et tout autre problème que ceux qui ont une attitude négative.
Une attitude positive commence par une image saine de soi-même. Non seulement vous allez avoir une meilleure estime de vous, vous allez aimer votre façon d’être, votre assurance, mais vous allez aussi propager cet état de bien-être sur votre entourage.
Une attitude négative aura forcément un effet opposé. L’attitude négative à un double inconvénient. Vous vous sentez mal et vous répandez ce mal-être autour de vous.
Pour adopter une attitude positive, vous devez avoir des pensées saines. C’est assez difficile de nos jours étant donné la quantité de pensées négatives diffusées par les médias. Une étude montre que sur 14 affirmations que font les parents aux enfants une seule est positive. N’est-ce pas triste ?
Si vous voulez avoir une vie plus saine, il vous faut avoir des pensées joyeuses et aussi entendre des choses positives. Alors que pouvez-vous faire ? Eh bien, pour débuter vous pourriez aller voir un film comique, jouer avec vos enfants, vous raconter quelques blagues entre amis. Toutes ces activités vous remplissent de stimuli positifs qui conduisent à une attitude positive.
Bien qu’il soit impossible de nous préserver de toutes les choses négatives qui nous entourent, vous pouvez toujours avoir une attitude positive en ne regardant que le côté positif des choses.
Et cette attitude positive qui est maintenant la vôtre peut aussi être bénéfique aux autres. Parfois quand les gens vont mal, on essaie de leur donner des conseils, tout ce dont ils ont besoin parfois est simplement de s’assoir près de quelqu’un et d’être écouté. Si vous avez une attitude positive, vous pouvez leur remonter le moral sans même avoir à leur dire quoi que ce soit.
Si une attitude positive est tellement bénéfique pourquoi choisissons-nous d’avoir une attitude négative ? Une attitude négative peut servir à envoyer un message d’attention, mais la garder à long terme est nuisible. Il y a un moment pour pleurer et tous les autres pour rire.
Comme toujours, si vous avez des soucis, concentrez-vous sur le côté positif de la vie. Chaque problème à sa solution.
Vous n’avez rien à perdre à adopter une attitude saine et positive. Des études montrent qu’une telle attitude retarde le vieillissement, vous garde en bonne santé, vous aide à gérer le stress, augmente l’estime de soi et à un effet positif sur toutes les personnes qui vous entourent. Alors, pourquoi ne pas adopter une attitude positive ? Commencez donc dès maintenant !
Fabrice Béal
Par: Betty Reis
Les pensées positives mènent toujours au succès et au bonheur, alors pourquoi ne pas commencer dès maintenant à transformer vos pensées négatives.
Répéter des affirmations positives quotidiennement est une excellente façon d’arriver à transformer les pensées négatives en pensées positives.
Il est bon de répéter le plus souvent possible ces affirmations afin de reprogrammer votre subconscient avec de nouvelles formes de pensées positives.
Tout le monde mérite le succès, la santé, l’amour, le bonheur, la joie et la prospérité. La source est illimitée et intarissable.
Les affirmations offrent une voie puissante pour créer des changements dans votre vie. Les affirmations sont des états positifs qui aident votre conscience à se maintenir dans un état favorable. La « méthode Coué » (* voir au bas du texte) entre typiquement dans ce cadre. Exemple: « Tous les jours, à tout point de vue, je vais mieux et de mieux en mieux ».
Pour matérialiser vos désirs, l’affirmation demeure l’un des outils les plus puissants qui vous soient donnés. Le principe est fort simple. En répétant chaque jour des affirmations positives, vous vous dirigez de plus en plus vers quoi se portent vos pensées. Ainsi, vous pouvez créer des événements et des circonstances fabuleuses dans votre journée, votre année, votre vie.
C’est quoi au juste une affirmation positive?
L’affirmation est une déclaration positive que quelque chose est déjà arrivé, comme un fait accompli. Elle peut être faite plusieurs fois par jour à haute voix ou en silence. Je considère que le meilleur moment pour pratiquer les affirmations positives, c’est lorsque vous vous trouvez en état alpha; par exemple juste avant de vous endormir le soir, le matin en vous réveillant ou lorsque vous conduisez votre voiture. Certaines personnes sont carrément en état d’hypnose lorsqu’elles conduisent leurs voitures. Ne vous est-il pas déjà arrivé de parvenir à votre destination en vous demandant quel chemin vous avez pris, tellement vous étiez sur le pilote automatique, dans votre tête? On retrouve aussi un autre moment alpha, lorsque vous faites votre entrainement physique.
Voici quelques critères pour construire des affirmations efficaces et solides :
- L’affirmation doit être faite au présent. Ne pas dire: « Demain j’irai mieux ».
- Réaliste et véridique. Dans une affirmation on ne doit pas nier la réalité. Ne pas dire: « Je n’ai pas mal à la tête » quand vous avez mal. Dire plutôt: « Mon mal de tête disparaît ».
N’affirmer que des choses réalistes.
Les formulations doivent être faites sur le mode affirmatif parce que le subconscient n’entend pas les négations. Si on dit: « Je n’ai plus mal à la tête », on porte l’accent sur le mal, il faut plutôt dire: « j’ai la tête parfaitement dégagée ».
Le subconscient absorbe vos pensées négatives ou positives et les répète à l’infini. Le conscient lui, agit conformément à ces données. La puissance de la pensée est extraordinaire.
Vous devez vous répéter vos affirmations jusqu’à ce qu’elles soient totalement intégrées par votre subconscient.
Voici quelques exemples d’affirmations positives à vous répéter :
- Je suis rempli d’énergie et de vitalité.
- J’ai une santé parfaite.
- Je mérite toutes les bonnes choses de la vie, elles viennent à moi facilement.
- Je suis calme et je me détends, je suis en harmonie.
- Je mange sainement, je nourris bien mon corps.
- Je m’alimente de mieux en mieux.
- Toutes mes relations sont sereines et harmonieuses.
- J’attire à moi la prospérité et l’abondance.
- J’ai un emploi épanouissant et enrichissant à tous les points de vue.
- J’ai une vie sociale paisible et équilibrée.
- Je suis entouré de gens positifs et extraordinaires qui me stimulent et me motivent quotidiennement.
Alors allez-y, créez vos propres affirmations qui collent à votre réalité. Bon succès dans votre démarche.
* Émile Coué: pharmacien, inventeur et concepteur de l’effet placebo. Il formalise sa méthode en une phrase et engage ses patients à répéter vingt fois de suite et trois fois par jours: » Tous les jours, et à tout point de vue, je vais de mieux en mieux ».
A propos de l’auteur :
Betty Reis, Hypnothérapeute, directrice du Centre HYPNOSOLUTIONS
Formation,consultations,C.D d’autohypnose
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