Archive pour février 2011
La dépression à deux pas de l’éveil
Connaissez-vous Byron Katie ?
Sinon, laissez-moi vous la présenter :
Katie (c’est ainsi qu’on la surnomme), a connu une dépression sévère à la trentaine, à tel point que les deux dernières années qui ont été les plus intenses, elle ne pouvait quasiment même plus quitter son lit, obsédée pas des idées de suicide. Des dépressions à ce point sont vraiment rares et on pourrait penser facilement que de telles situations sont sans issues.
C’est là que son histoire devient intéressante. Un jour, il s’est produit comme un déclic dans sa conscience. Elle s’est rendu compte que la souffrance disparaissait lorsqu’elle n’essayait plus de changer les choses. Elle pris conscience que ce n’était pas le monde autour d’elle qui causait sa souffrance, mais la façon dont elle l’interprétait. Lorsqu’elle ne résistait plus à ce qui était, non seulement, elle ne souffrait plus, mais elle ressentait une joie intense.
Byron Katie fait partie de ces personnes qui ont connu une expérience d’éveil après avoir traversé une période d’intense souffrance. Elle vient rejoindre la vision d’Eckhart Tolle, l’auteur de « Le pouvoir du moment présent » qui a vécu une expérience similaire et qui dit à peu près ceci « L’intensité de la souffrance dépend du degré de résistance à l’instant présent ».
Serait-il en train de se passer quelque chose sur terre ? Pourquoi des personnes qui ne se connaissent pas, n’ont aucun lien entre elles, vivent des expériences similaires à l’autre bout du monde et nous disent à peu près la même chose : la pensée est à l’origine de la souffrance. Vouloir autre chose que ce qui est, c’est ce qui cause la souffrance.
Je vous propose de découvrir le travail de Byron Katie ainsi que le livre d’Eckhart Tolle « Le pouvoir du moment présent ».
Si jamais vous étiez dans la dépression, ou sans aller jusque là, dans une déprime qui vous paraît interminable et insurmontable, je vous conseille de vous intéresser à ce que nous enseignent ces deux personnes. Il se pourrait bien que votre mal être trouve sa source dans votre façon d’appréhender les évènements et non pas dans les évènements eux-même. Vous trouverez dans ces ouvrages un formidable message d’espoir ! Il y a bien des chances que vous ne soyez plus vraiment le/la même après les avoir lus.
La procrastination : un fléau – 6 conseils pour arrêter de remettre à plus tard !
Avez-vous tendance à remettre au lendemain ce que vous pouvez faire le jour même ? Si, oui, cette mauvaise habitude porte un nom : la procrastination. Est-ce une maladie ? Non, mais cela dépend jusqu’à quel degré elle empoisonne votre vie, car elle peut vraiment le devenir. Beaucoup en souffrent, à des degrés moindre bien sûr, mais pratiquement tout le monde est concerné. Cela peut aller de quelques travaux à faire dans votre maison, à toute votre vie que vous remettez à plus tard ! Et croyez-le, il n’y a pas de limites !
Il n’est pas rare que des gens attendent plus tard pour commencer à vivre. Le problème est que ce moment arrive rarement, vu que plus tard n’existe pas ! A part dans nos têtes. L’homme aime tellement se dire que plus tard sera un moment plus louable, que plus tard lui apportera le salut, que plus tard sera un meilleur moment pour accomplir ceci ou cela qu’il finit par ne plus vivre dans le moment présent. Et comme le moment présent est la seule chose que nous ayons depuis toujours et à jamais, toutes ces belles promesses qu’il se fait à lui-même ne sont que très rarement tenues.
La première chose consiste à se rendre compte de la supercherie.
En effet, nous nous persuadons nous-même et avec brio que plus tard est vraiment la porte de sortie. Tant que vous n’arriverez pas à percevoir la vérité au sujet du temps : qu’il est uniquement conceptuel et juste bon pour prendre des rendez-vous, le problème se répètera encore et encore. Le « plus tard » est vraiment une sacrée bonne excuse pour ne pas agir, c’est un mensonge qui peut vous pourrir une vie entière. L’homme est très fort pour s’auto-convaincre et ne pas voir la vérité, tellement celle-ci lui fait peur…
La procrastination peut alors devenir la première stratégie d’évitement et peut vous entraîner dans de graves problèmes, comme :
- Perdre confiance en vous
- Manquer des opportunités
- Evoluer dans votre carrière ou votre vie privée
- Détériorer vos relations
- Vous plonger dans des problèmes financiers
- Vous amener toutes sortes de complications totalement évitables
- Passer à côté de votre vie…
La procrastination peut avoir plusieurs causes, dont :
- La peur de ne pas être à la hauteur ou le manque de confiance
- La peur de l’échec
- La peur du jugement
- La paresse
- Le perfectionnisme
- Le manque d’organisation et de priorisation
- Le stress et l’anxiété
- Une incapacité à passer à l’action, qui elle-même peut découler d’une forme de dépression chronique
Voici quelques conseils pour en sortir :
1 – Prendre conscience du problème : premier pas vers la guérison !
Si vous identifiez d’où vient le problème, alors vous pouvez y faire quelque chose. Cela demande une certaine honnêteté vis-à-vis de soi-même.
Soyez clair avec vous-même !
2 – Avoir envie de changer. Certaines personnes se complaisent dans des situations où elles tirent leur identité de leur position de victime. Aucun changement n’est alors envisageable puisque la situation a au contraire tout intérêt à perdurer. La personne est dans son rôle de victime, elle peut alors chercher des causes à l’extérieur, remettre tout en question, sauf elle-même.
3 – La procrastination est un cercle vicieux qui enferme le sujet : la procrastination entraine une culpabilisation qui conduit à une dévalorisation de soi qui conduit à la procrastination. C’est en gros ce qui se passe… Il faut donc briser ce cercle à un moment donné en arrêtant de se culpabiliser. Car le cercle vertueux fonctionne aussi : Si vous vous félicitez d’une action que vous avez menée à terme, vous reprenez confiance, ce qui vous donne de l’énergie pour en commencer d’autres, etc. Commencez par de petites choses. Ce peut être envoyer un courrier qui traîne sur votre table depuis 15 jours, répondre à un email qui vous prendra 5 minutes, prendre un rendez-vous. Commencez par de petites choses qui ne demandent pas beaucoup d’énergie !
4 – Bien souvent, le procrastinateur a tendance à compliquer et à surévaluer les tâches à effectuer, ce qui lui donne l’impression que celles-ci sont insurmontables ou qu’elles lui demandent trop de temps et d’énergie. En passant à l’action, le remède est tout trouvé : vous vous rendez compte que la tâche en question prend bien moins de temps et qu’elle est bien plus facile à accomplir que vous ne le pensiez. En vous le rappelant, mettre le pied à l’étrier vous sera moins pénible la prochaine fois.
5 – C’est le fait de résister qui rend la chose difficile : Moins vous passerez de temps à résister, plus l’action sera facile à mettre en oeuvre. Ce sont les 2 premières minutes d’une action qui sont les plus difficiles, une fois que le moteur est chaud, le reste vient tout seul. Retenez : ce sont les 2 premières minutes qui sont difficiles.
6 – Faites au moins une chose que vous n’auriez pas faite en temps normal, chaque jour (en dehors des week-end si vous voulez !), cela vous fera sortir de votre zone de confort à laquelle vous tenez tant et renouvellera votre énergie. En somme, nous fonctionnons un peu comme une voiture : moins la batterie est sollicitée et moins elle se recharge. L’action appelle l’action ! Le fait de faire quelque chose que vous n’avez pas l’habitude de faire recharge votre batterie.
Souvenez-vous de ce vieil adage : « C’est en forgeant que l’on devient forgeron »

