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L’imagerie mentale

Un des outils d’inspiration les plus puissants pouvant être utilisés quotidiennement est quelque chose que chacun de nous possède, notre propre imagination. Vos propres pensées, aperçus, idées et intuitions peuvent être utilisés dans la vie quotidienne pour faire des changements positifs, pour le meilleur, dans chaque aspect de votre vie. Tout le monde a de l’imagination bien que certains d’entre nous possèdent une mémoire plus vive qui s’active plus rapidement que chez d’autres personnes, mais avec un peu de pratique, nous pouvons tous former des images dans notre esprit à notre avantage.

Utiliser l’imagination comme outil

La manière dont vous utilisez quotidiennement l’imagination à votre avantage est uniquement limitée par vous-même. Vous pouvez utiliser votre imagination pour visualiser un ensemble de choses et l’utiliser dans presque toutes les situations. La visualisation fonctionne en formant une image positive du résultat que vous attendez d’une situation, en voyant ce résultat positif dans votre esprit comme s’il avait lieu et en le laissant remplacer toute pensée négative que vous pourriez avoir. Vous devez développer cette visualisation et la regarder sous tous les angles et perspectives. L’image mentale que vous construisez dans votre esprit doit montrer aussi clairement que possible la forme que vous souhaitez que la situation prenne. Pensez à votre imagination et à l’image mentale que vous construisez comme un projet à développer, de la même manière qu’un architecte utilise un plan lorsqu’il conçoit un projet du début à la fin.

Les fondations

Commencez par concevoir les fondations de votre idée ou de ce que vous souhaitez changer dans votre esprit, et lentement, construisez vers le sommet. Visualisez clairement le moindre petit recoin de l’idée. Le travail de la fondation derrière votre idée est la base de votre succès. Lorsque vous concevez les fondations, pensez aux choses suivantes :

  • Qu’est-ce que je veux exactement réaliser ou changer ?
  • Quelle différence ceci engendrera-t-il ?
  • Puis-je réaliser ce que je veux par moi-même ?
  • Que dois-je changer dans ma vie pour accomplir ceci ?
  • Que dois-je apprendre pour accomplir cela?

Une fois que vous avez établi les fondations pour tout ce que vous souhaitez changer dans votre vie, alors vous pouvez avancer et construire à partir du plan que vous avez établi. Visualisez le projet à chacune de ses étapes aussi clairement que possible et concevez-le depuis le début jusqu’à la fin dans votre esprit, aussi fidèlement que possible. Lorsque vous réalisez la visualisation dans votre esprit, vous pouvez alors commencer à réaliser ce que vous désirez. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi noter par écrit les étapes que vous franchissez dans votre esprit pour atteindre le résultat attendu et les suivre du début à la fin.

Les points-clés

Les points-clés pour l’utilisation réussie de l’imagerie mentale dans tous les aspects de votre vie sont :

  • Concentrer votre imagination sur une idée
  • Former clairement dans votre esprit une image mentale ou une image de l’idée et du résultat attendu
  • Concevoir l’idée depuis les fondations jusqu’à son achèvement
  • Exécutez votre plan avec succès

VOLONTÉ ET IMAGINATION

Si nous ouvrons un dictionnaire et que nous cherchions le sens du mot volonté, nous trouverons cette définition : « Faculté de se déterminer librement à certains actes ». Nous accepterons cette définition comme vraie, inattaquable. Or, rien n’est plus faux, et cette volonté, que nous revendiquons si fièrement, cède toujours le pas à l’imagination. C’est une règle absolue, qui ne souffre aucune exception.

Blasphème! paradoxe! vous écrierez-vous. Nullement. Vérité, pure vérité, vous répondrai-je.

Et pour vous en convaincre, ouvrez les yeux, regardez autour de vous, et sachez comprendre ce que vous voyez. Vous vous rendrez compte alors que ce que je vous dis n’est pas une théorie en l’air, enfantée par un cerveau malade, mais la simple expression de ce qui est.

Supposons que nous placions sur le sol une planche de 10 mètres de long sur 0 m. 25 de large, il est évident que tout le monde sera capable d’aller d’un bout à l’autre de cette planche sans mettre le pied à côté. Changeons les conditions de l’expérience et supposons cette planche placée à la hauteur des tours d’une cathédrale, quelle est donc la personne qui sera capable de s’avancer, seulement d’un mètre, sur cet étroit chemin ? Est-ce vous qui m’écoutez ? Non, sans doute. Vous n’auriez pas fait deux pas que vous vous mettriez à trembler et que, malgré tous vos efforts de volonté, vous tomberiez infailliblement sur le sol.

Pourquoi donc ne tomberez-vous pas si la planche est à terre et pourquoi tomberez-vous si elle est élevée ? Tout simplement parce que, dans le premier cas, vous vous imaginez qu’il vous est facile d’aller jusqu’au bout de cette planche, tandis que, dans le second, vous vous imaginez que vous ne le pouvez pas.
Remarquez que vous avez beau vouloir avancer : si vous vous imaginez que vous ne le pouvez pas, vous êtes dans l’impossibilité absolue de le faire.
Si des couvreurs, des charpentiers, sont capables d’accomplir cette action, c’est qu’ils s’imaginent qu’ils le peuvent.

Le vertige n’a pas d’autre cause que l’image que nous nous faisons que nous allons tomber; cette image se transforme immédiatement en acte, malgré tous nos efforts de volonté, d’autant plus vite même que ces efforts sont plus violents.

Considérons une personne atteinte d’insomnie. Si elle ne fait pas d’efforts pour dormir, elle restera tranquille dans son lit. Si, au contraire, elle veut dormir, plus elle fait d’efforts, plus elle est agitée.

N’avez-vous pas remarqué que plus vous voulez trouver le nom d’une personne que vous croyez avoir oublié, plus il vous fuit, jusqu’au moment où substituant dans votre esprit l’idée « ça va revenir » à l’idée « j’ai oublié » le nom vous revient tout seul, sans le moindre effort ?

Que ceux qui font de la bicyclette se rappellent leurs débuts. Ils étaient sur la route, se cramponnant à leur guidon, dans la crainte de tomber. Tout à coup, apercevant au milieu du chemin un simple petit caillou ou un cheval, ils cherchaient à éviter l’obstacle, plus droit ils se dirigeaient sur lui.

À qui n’est-il pas arrivé d’avoir le fou rire, c’est-à-dire un rire qui éclatait d’autant plus violemment que l’on faisait plus d’efforts pour le retenir ?

Quel était l’état d’esprit de chacun dans ces différentes circonstances ? Je veux ne pas tomber, mais je ne peux pas m’en empêcher; je veux dormir, mais je ne peux pas; je veux trouver le nom de Madame Chose, mais je ne peux pas; je veux éviter l’obstacle, mais je ne peux pas; je veux contenir mon rire, mais je ne peux pas.

Comme on le voit, dans chacun de ces conflits, c’est toujours l’imagination qui l’emporte sur la volonté, sans aucune exception.

Dans le même ordre d’idées, ne voyons-nous pas qu’un chef qui se précipite en avant, à la tête de ses troupes, les entraîne toujours après lui, tandis que le cri : « Sauve qui peut ! » détermine presque fatalement une déroute ? Pourquoi ? C’est que, dans le premier cas, les hommes s’imaginent qu’ils doivent marcher en avant et que, dans le second, ils s’imaginent qu’ils sont vaincus et qu’il leur faut fuir pour échapper à la mort.

Panurge n’ignorait pas la contagion de l’exemple, c’est-à-dire l’action de l’imagination, quand, pour se venger d’un marchand avec lequel il naviguait, il lui achetait son plus gros mouton et le jetait à la mer, certain d’avance que le troupeau suivrait tout entier, ce qui eut lieu, du reste.

Nous autres, hommes, nous ressemblons plus ou moins à la gent moutonnière et, contre notre gré, nous suivons irrésistiblement l’exemple d’autrui, nous imaginant que nous ne pouvons faire autrement.

Je pourrais citer encore mille autres exemples, mais je craindrais que cette énumération ne devînt fastidieuse. Je ne puis cependant passer sous silence ce fait qui montre la puissance énorme de l’imagination, autrement dit, de l’inconscient dans sa lutte contre la volonté.

Il y a des ivrognes qui voudraient bien ne plus boire, mais qui ne peuvent s’empêcher de le faire. Interrogez- les, ils vous répondront, en toute sincérité, qu’ils voudraient être sobres, que la boisson les dégoûte, mais qu’ils sont irrésistiblement poussés à boire, malgré leur volonté, malgré le mal qu’ils savent que cela leur fera…

De même, certains criminels commettent des crimes malgré eux, et quand on leur demande pourquoi ils ont agi ainsi, ils répondent : « Je n’ai pas pu m’en empêcher, cela me poussait, c’était plus fort que moi. »

Et l’ivrogne et le criminel disent vrai; ils sont forcés de faire ce qu’ils font, par la seule raison qu’ils s’imaginent ne pas pouvoir s’en empêcher.

Ainsi donc, nous qui sommes si fiers de notre volonté, nous qui croyons faire librement ce que nous faisons, nous ne sommes en réalité que pauvres fantoches dont notre imagination tient tous les fils. Nous se cessons d’être ces fantoches que lorsque nous avons appris à la conduire.