Articles avec le tag ‘passé’
Pourquoi nous adorons les pensées négatives et pourquoi cela a intérêt à ne jamais finir
Comme je le disais dans un précédent article, la pensée peut être mieux contrôlée lorsque nous commençons le matin au réveil… Pourquoi ? Parce que chaque matin où nous ouvrons les yeux est une renaissance. Contrairement à ce que nous croyons, aujourd’hui n’est pas la suite d’hier, dans le sens où vous n’êtes absolument pas obligé de reprendre là où vous en étiez. Je m’explique :
Le temps est une illusion. L’esprit est conditionné de façon linéaire, il pense selon un avant, un pendant et un après alors que dans la réalité ultime, rien de cela n’existe. Il n’y a qu’un seul moment qui existe : le présent. Prenez une minute pour méditer là-dessus. Avez-vous jamais vécu dans le passé où dans le futur ? Bien sûr que non, depuis votre première respiration, vous avez vécu dans le présent. Seulement, l’esprit est un grand illusionniste et nous fait revivre les scènes du passé en boucle comme si cela était réel. Le passé n’est plus, mais lorsque vous vous tournez vers lui, vous le faites revivre sans cesse dans votre présent. Cela n’est qu’une projection de l’esprit, ce passé n’existe plus dans l’ultime réalité.
Nous ne sommes donc pas tenus de donner suite à ce que nous avons fait la veille. Si vous étiez déprimé le jour d’avant et que vous pensiez que vous aviez de bonnes raisons de l’être, il n’y a pas de mode d’emploi de la vie qui vous dit de continuer aujourd’hui. Aujourd’hui est NEUF, dès l’instant où vous vous réveillez, vous renaissez. Il n’est absolument pas utile de vous charger des soucis d’hier comme si vous deviez porter un sac de pierre de 30 kilos sur le dos. Seulement, vous vous êtes peut-être convaincu depuis longtemps que vous deviez le faire ? Pourquoi ? Qui vous a dit d’agir ainsi ?
Les pensées cherchent à survivre d’elles-mêmes. Elles vous forcent insidieusement à vous concentrer sur elles et accaparent votre énergie, surtout lorsqu’elles sont négatives. Un peu comme si chaque pensée vous disait avec une petite voix : « Eh ! Regarde-moi, écoute, ce que j’ai à te dire est très important, plus important que ce que tu es en train de faire ! ». Seulement, si vous vous arrêtez un instant et que vous observez ce qui se passe, vous vous rendez compte que cette importance est toute relative et en définitive, illusoire. Admettons que vous pensiez depuis une semaine à une facture que vous ne pouvez pas régler et que vous ne trouvez aucune solution. Ceci a-t-il de l’importance en comparaison à si on vous annonçait que vous alliez devenir aveugle ? Si on vous annonçait une telle nouvelle, la première pensée sur la facture impayée qui vous parasitait peut-être depuis 2 ou 3 semaines deviendrait ridicule… Il en est de même avec les psychoses médiatiques : combien de fois votre écran de télévision vous a-t-il hypnotisé avec des faits divers, des catastrophes potentielles qui ne sont jamais produites et qu’est-ce que cela vous a apporté au final, des semaines, des mois ou des années après, à part renforcer votre esprit dualiste et prendre votre énergie ?
Comme le mental a horreur du vide, sa première tâche est de trouver quelque chose sur quoi focaliser. Si vous n’avez pas vraiment de problèmes dans votre vie, il en trouvera (fabriquera, serait plus approprié). Le mental se soucie guère de savoir si ces pensées sont positives ou négatives, ou même si elles sont utiles, tout ce qui compte pour lui est de trouver un os à ronger et les pensées négatives sont parfaites pour cela, car elles sont plus séduisantes, plus hypnotisantes, plus faciles à exploiter et sans fin !
Chaque jour est une autre chance qui vous est offerte d’être heureux, car la vie n’aime pas le négatif. Le négatif n’est pas ce que nous sommes, entretenir des pensées négatives et malsaines est un dysfonctionnement du mental, la pire maladie de notre siècle.
Les fleurs se soucient-elles de ce qui leur arrivera demain ? Un oiseau ressasse-t-il son passé ? Cela aurait-il une quelconque utilité dans sa vie ?

