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Etes-vous sur un cheval fou ?

maitrise du mental Etes vous sur un cheval fou ?La Méthode Coué vous donne une direction : celle de focaliser sur des pensées positives. Mais il y a une chose encore plus importante, ce sont les émotions. En effet, il ne suffit pas de répéter une phrase qui serait vide de sens pour vous, vous devez croire à ce que vous énoncez, et surtout, vous devez petit à petit apprendre à maîtriser votre mental. La plupart des êtres humains laissent leur mental dominer leur vie et n’en ont aucune maîtrise. Ils sont comme sur un cheval sauvage totalement hors de contrôle, qui les entraîne dans toutes les directions sans savoir où ils vont.

Etes-vous sur ce cheval fou ?

Maîtrisez-vous vos pensées ou sont-ce elles qui vous imposent leur dictature ?

Faites-vous partie de ces gens qui ruminent leur passé, reviennent sur des évènements et souvenirs douloureux tout en cherchant des coupables ?

Dites-vous bien que toutes les pensées et émotions négatives auxquelles vous donnez vie sont bien plus nocives que vous ne l’imaginez. Beaucoup, beaucoup de gens sont sur un cheval incontrôlable qui les font tomber dans une ronde infernale, passant de sentiments d’injustice à ceux de colère ou de frustration, rendant leur vie impossible. L’égo s’en délecte et s’en nourrit: il compare, il juge, il étiquette, il justifie, il condamne… Et plus vous êtes pris dans ce tourbillon et plus il est difficile d’en sortir.

Pourtant, tout cela n’existe pas. Les faits passés ne sont plus. Vous ne faites que projeter un film qui est aussi irréel que celui que vous iriez voir au cinéma. Vous êtes victime d’une illusion et la seule personne que vous punissez avec ces poisons émotionnels, c’est vous-même.

Devenez un maître mental

Personne ne vous force à vous sentir mal. La seule personne qui peut vous faire du mal, c’est vous-même. Voici une petite histoire qui vous aidera à en prendre conscience :

 

Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se consacrait
désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge,
on murmurait qu’il était encore capable d’affronter n’importe quel
adversaire.

Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de
scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation : il
attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué
d’une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il
contre-attaquait avec la rapidité de l’éclair.

Ce jeune et impatient guerrier n’avait jamais perdu un combat.
Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour
le vaincre et accroître sa gloire.

Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux
Maître accepta le défi.

Il se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier
commença à insulter le vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui
cracha au visage, cria toutes les offenses connues – y compris à
ses ancêtres.

Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux
resta impassible. A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et
humilié, l’impétueux guerrier se retira.

Dépités d’avoir vu le Maître accepter autant d’insultes et de
provocations, les élèves questionnèrent le Maître :

- Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi ne
vous êtes-vous pas servi de votre épée, même sachant que vous
alliez perdre le combat, au lieu d’exhiber votre lâcheté devant
nous tous ?

- Si quelqu’un vous tend un cadeau et que vous ne l’acceptez pas, à
qui appartient le cadeau ? Demanda le samouraï.

- A celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples.

- Cela vaut aussi pour l’envie, la rage et les insultes, dit le
Maître. Lorsqu’elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent
toujours à celui qui les porte dans son coeur.


Essayez aujourd’hui de sortir de votre tête. Entraînez-vous à faire les choses sans penser. Dès le matin, lorsque vous vous levez, appréciez simplement le fait d’être en vie et d’avoir ce jour nouveau devant vous, vierge de tout. Soyez dans le seul endroit qui existe réellement : le présent. Si une pensée vous vient, n’y résistez pas, laissez-la être sans lui donner d’importance. Faites comme si vos pensées n’avaient pas vraiment d’importance (c’est le cas). Vous sortirez petit à petit de vos constructions mentales et vous apercevrez avec stupéfaction que tout ce cinéma mental que vous vous faites au quotidien n’a ni réalité, ni pouvoir.

Le simple fait de prendre conscience du jeu de l’égo suffit parfois à enrayer son mécanisme si bien rodé et à ne plus lui accorder toute votre énergie comme auparavant. Plus vous serez vigilant par rapport à vos pensées et vos émotions, plus il deviendra facile de les maîtriser, de laisser aller et de lâcher-prise.

Souvenez-vous que rien n’a vraiment d’importance et que tout est temporaire (même votre vie). Ce qui est important, c’est comment vous vous sentez ici et maintenant. Vous pouvez choisir à chaque instant comment vous vous sentez, cela n’a rien à voir avec ce qui se passe à l’extérieur…

La Méthode Coué et la force de la répétition

Qu’est-ce qui fait que souvent, on a considéré la Méthode Coué comme une farce plutôt que comme une solution efficace ? C’est uniquement sa simplicité d’exécution. Emile Coué part du principe qu’en répétant au minimum, 60 fois par jour « Tous les jours et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux », notre état général, physique en mental va s’améliorer. C’est en fait la répétition qui fait l’efficacité de la méthode.

Mais si nous étudions bien comment l’être humain fonctionne, n’est-ce pas par la répétition qu’il arrive à exceller dans un art, être performant dans son métier, devenir un maître dans un domaine particulier ? Ce que nous appelons l’expérience est en fait une sorte de répétition, qui peut même durer toute une vie. Vous remarquerez que ceux qui ont réussi dans n’importe quel domaine que ce soit n’ont jamais perdu de vue leur objectif en cours de route, ils n’ont jamais lâché même lorsque c’était très difficile, voire désespéré.

On peut se servir de la force des habitudes en notre faveur plutôt que contre nous. Répéter une formule positive est donc loin d’être idiot, de même que les publicitaires sont loin d’être idiots lorsqu’ils vous répètent en boucle les mêmes publicités. S’ils le font, c’est qu’ils savent que scientifiquement, c’est la répétition qui amène à l’achat. Cela peut être utilisé contre nous, à notre insu, où au contraire à notre avantage, si nous le faisons de façon consciente. La vie est une répétition qui se joue depuis la naissance.

Beaucoup de gens vous diront que d’essayer de rester positif lorsque des évènements fâcheux surviennent est naïf, pire… Qu’il vaut mieux rester négatif, car pour eux la négativité est synonyme de réalisme. Mais ce dont ils ne se rendent pas compte, c’est que la négativité naît d’une certaine interprétation de la réalité, elle est une forme de résistance à ce qui est et elle est non seulement inutile mais destructrice.

Qu’est-ce qu’une personne dépressive, si ce n’est quelqu’un qui s’est répété des mauvais scénarios dans sa tête pendant des mois, des années. Des scénarios qui n’existent pas, à part dans le mental du protagoniste. Il s’est entraîné à penser à des choses angoissantes, dévalorisantes, fausses au sujet de lui-même et des autres, ceci jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, années après années. Croire que cela ne puisse avoir aucune répercussion sur sa vie et sur son entourage est naïf.

Pouvez-vous imaginer les résultats néfastes que les pensées négatives peuvent avoir sur un individu lorsqu’elles sont répétées, encore et encore jusqu’à devenir sa propre vérité ? La plupart de nos pensées sont fausses, 95% du temps. Elles ne sont que des interprétations de la réalité, non la réalité elle-même.

Vous pouvez vous servir de la force des habitudes en les mettant à votre service de façon constructive. La Méthode Coué est une approche, mais vous pouvez l’adapter comme bon vous semble en changeant la formulation. Prendre le temps deux ou trois fois par jour de vous recentrer pour vous conditionner de manière positive, vous donnera forcément des résultats si vous en faites une habitude.

Si vous avez l’habitude de vous lever le matin avec des pensées qui vous plombent, changez cette habitude !
Si vous avez l’habitude de vous dévaloriser, changez cette habitude !
Si vous avez l’habitude de ne pas vous faire confiance, changez cette habitude !
Si vous avez l’habitude de dire que vous n’aurez jamais assez d’argent pour avoir une vie satisfaisante, changez cette habitude !
Si vous avez l’habitude de dire que la vie est souffrance, changez cette habitude !
Si vous avez l’habitude de vous dire que vous n’y arriverez jamais, changez cette habitude !
Si vous avez l’habitude de penser que « c’est trop beau pour être vrai », changez cette habitude !

Pourquoi nous adorons les pensées négatives et pourquoi cela a intérêt à ne jamais finir

Comme je le disais dans un précédent article, la pensée peut être mieux contrôlée lorsque nous commençons le matin au réveil… Pourquoi ? Parce que chaque matin où nous ouvrons les yeux est une renaissance. Contrairement à ce que nous croyons, aujourd’hui n’est pas la suite d’hier, dans le sens où vous n’êtes absolument pas obligé de reprendre là où vous en étiez. Je m’explique :

Le temps est une illusion. L’esprit est conditionné de façon linéaire, il pense selon un avant, un pendant et un après alors que dans la réalité ultime, rien de cela n’existe. Il n’y a qu’un seul moment qui existe : le présent. Prenez une minute pour méditer là-dessus. Avez-vous jamais vécu dans le passé où dans le futur ? Bien sûr que non, depuis votre première respiration, vous avez vécu dans le présent. Seulement, l’esprit est un grand illusionniste et nous fait revivre les scènes du passé en boucle comme si cela était réel. Le passé n’est plus, mais lorsque vous vous tournez vers lui, vous le faites revivre sans cesse dans votre présent. Cela n’est qu’une projection de l’esprit, ce passé n’existe plus dans l’ultime réalité.

Nous ne sommes donc pas tenus de donner suite à ce que nous avons fait la veille. Si vous étiez déprimé le jour d’avant et que vous pensiez que vous aviez de bonnes raisons de l’être, il n’y a pas de mode d’emploi de la vie qui vous dit de continuer aujourd’hui. Aujourd’hui est NEUF, dès l’instant où vous vous réveillez, vous renaissez. Il n’est absolument pas utile de vous charger des soucis d’hier comme si vous deviez porter un sac de pierre de 30 kilos sur le dos. Seulement, vous vous êtes peut-être convaincu depuis longtemps que vous deviez le faire ? Pourquoi ? Qui vous a dit d’agir ainsi ?

Les pensées cherchent à survivre d’elles-mêmes. Elles vous forcent insidieusement à vous concentrer sur elles et accaparent votre énergie, surtout lorsqu’elles sont négatives. Un peu comme si chaque pensée vous disait avec une petite voix : « Eh ! Regarde-moi, écoute, ce que j’ai à te dire est très important, plus important que ce que tu es en train de faire ! ». Seulement, si vous vous arrêtez un instant et que vous observez ce qui se passe, vous vous rendez compte que cette importance est toute relative et en définitive, illusoire. Admettons que vous pensiez depuis une semaine à une facture que vous ne pouvez pas régler et que vous ne trouvez aucune solution. Ceci a-t-il de l’importance en comparaison à si on vous annonçait que vous alliez devenir aveugle ? Si on vous annonçait une telle nouvelle, la première pensée sur la facture impayée qui vous parasitait peut-être depuis 2 ou 3 semaines deviendrait ridicule… Il en est de même avec les psychoses médiatiques : combien de fois votre écran de télévision vous a-t-il hypnotisé avec des faits divers, des catastrophes potentielles qui ne sont jamais produites et qu’est-ce que cela vous a apporté au final, des semaines, des mois ou des années après, à part renforcer votre esprit dualiste et prendre votre énergie ?

Comme le mental a horreur du vide, sa première tâche est de trouver quelque chose sur quoi focaliser. Si vous n’avez pas vraiment de problèmes dans votre vie, il en trouvera (fabriquera, serait plus approprié). Le mental se soucie guère de savoir si ces pensées sont positives ou négatives, ou même si elles sont utiles, tout ce qui compte pour lui est de trouver un os à ronger et les pensées négatives sont parfaites pour cela, car elles sont plus séduisantes, plus hypnotisantes, plus faciles à exploiter et sans fin !

Chaque jour est une autre chance qui vous est offerte d’être heureux, car la vie n’aime pas le négatif. Le négatif n’est pas ce que nous sommes, entretenir des pensées négatives et malsaines est un dysfonctionnement du mental, la pire maladie de notre siècle.

Les fleurs se soucient-elles de ce qui leur arrivera demain ? Un oiseau ressasse-t-il son passé ? Cela aurait-il une quelconque utilité dans sa vie ?